On retrouve également trace d’une rétrospective d’envergure en 1934 au Grand- Palais. Puis en 1962, quand le Salon s’installe Porte de Versailles, on célèbre Cinquante ans de voitures de Grand Prix dans les collections européennes.
Panhard&Levassor 1891 1ère course Bordeaux-Paris-Bordeaux 1895, Emile Levassor, Renault Paris-Vienne 1902 (déjà exposée à la rétrospective du Salon en 1934), Blizen-Benz 1909 Record du Monde 1911 du mille lancé, 228 km/h, Bob Burman, Mercedes 4.5L 1ère GP de France 1914 avec Lautenschlager, Peugeot 3L 1914, Mercedes 2L 1924 1ère à la Targa Florio avec Christian Werner, Sunbeam 2L 1924 1ère GP d’Espagne de la même année avec le Major Henri Seagrave, Panhard&Levassor SS 1925 aux 40 records internationaux et multiples records du Monde, Delage D8 1500 1927, Championne du Monde avec Robert Benoist la même année, Bugatti 35B 1927 René Dreyfus, Alfa-Romeo P3 1932 du grand Nuvolari, Delahaye 135 MS 1938, Auto-Union Type C 1936 de Bernd Rosemeyer, Mercedes-Benz W 125 1937 de Rudolf Carraciola, Mercedes-Benz W165 1500 1ère GP de Tripoli avec Hermann Lang, Alfa-Romeo 512 1940, Talbot-Darracq 4.5L 1949 Louis Rosier, Cisitalia-Porsche 1500 1946, Alfa-Romeo 159 « Alfetta » 1951 Championne du Monde avec Juan Manuel Fangio, Ferrari 500 F2 1952 Championne du Monde 1952 avec Alberto Ascari, Gordini 6C 1952, Maserati 250 F 1957 Championne du Monde encore avec Fangio, et enfin ( !) Mercedes-Benz W196 1954 dans sa version carénée du GP de France à Reims, toujours avec l’incontournable Juan Manuel.
Depuis son arrivée en 1989, Thierry Hesse, Commissaire Général depuis 1991, a toujours voulu réserver une place à l’histoire de l’Automobile. Comme il le dit souvent, les modèles d’aujourd’hui ne sont pas issus d’une génération spontanée, ils ont une histoire, et l’exposer permet de mieux comprendre la généalogie des vedettes de chaque édition, et de cerner l’identité de chaque marque.
C’est ainsi qu’en 1990, il y a deux pôles historiques. Dans le hall 3, un espace pour une exposition sur le thème des 24 heures du Mans, dédié aux Françaises Oubliées des 24 Heures.
Dans le hall 5/2, un emplacement de choix est attribué au Centre International de l’Automobile de Pantin, qui présente un plateau de Grandes Classiques Françaises : Bugatti, Hispano-Suiza, Delahaye, Hotchkiss et autres Talbot, plus une majestueuse Renault 40CV aimablement mise à disposition par Renault Histoire & Collection.
Pour 1992, le CIA aura l’intégralité du hall 8 sur 5 000 m². Le thème concernera Les Automobiles en Avance sur leur Temps, que ce soit en terme de conception, design, aérodynamique, mécanique, mode de propulsion, ainsi que dans toute discipline de compétition.
Pour la route, Voisin Aérodyne 1927, Bugatti Atalante 1936, Delahaye 135 MS, les 3 Wimille 1946-47-48 réunies pour la 1ère fois, Hispano-Suiza Dubonnet 1946, Socema-Gregoire 1951, Hotchkiss-Grégoire 1953, Cadillac Eldorado 1953, et Facel-Vega HKII 1963 entre autres.
Pour la piste, Delage D8 1500 1927, Championne du Monde avec Robert Benoist, celle-là même qui figure dans la liste de 1962 ci-dessus, et Gordini 6C GP de Reims 1953. L’exposition est bien accueillie par le public, le hall 8 a trouvé sa vocation historique, sa dimension se prête très bien aux expositions.
1994 accueille de nouveau 2 expositions à caractère historique et spectaculaire.
Pour le hall 8, c’est La Compétition Automobile : Bugatti 35B ex Elisabeth Junek, Mercedes-Benz W125 1937 mais dans sa rare version Avus à carénage aérodynamique, Mercedes-Benz W196 1954, Auto-Union Type D 1938, Delage 3L 1936, Delahaye 135S 1937, Talbot-Lago T26 Monoplace décalée 1949, Gordini 32S 8C 1953, Matra-Simca MS650 Tour de France 1971, Cirtoën Xsara Kit car, Peugeot 205 T16 Groupe B, 405 T16 Pikes Peak, 905 LM et la saga Renault F1.
Pour le hall 5/2, c’est l’Automobile Star du Cinéma et de la Télévision.
La scénographie est simple : l’affiche du film ou de la série, et la voiture devant.
Citroën 2CV et Aston-Martin DB5 007, Peugeot 403 Columbo, Renault Safrane des Visiteurs, Ford Mustang GT390 1967 Bullitt, VW Coccinelle « Choupette » Walt Disney, Mercedes 450 SL Dallas, Pontiac Firebird K 2000, Volvo P1800 Le Saint et surtout… Batmobile II du dernier film.
Les points information disposés dans tous les halls sont assaillis avec la même question : « Ou est la Batmobile » ? La foule ne désemplit pas autour de l’auto qui est très spectaculaire.
1996, ce sera Le Monde de James Bond. 007 à Paris sera traité avec les objets qui ont fait le culte du personnage. Automobiles, motocyclettes, bateaux, avion, hélicoptère, camion, char, armes, et autres « gimmicks » vont se retrouver ensemble pour la 1ère fois au monde.
Sunbeam Alpine, Char Dragon Lance-flammes Dr No, Bentley 4 ½ Tourer Bons Baisers de Russie, Aston-Martin DB5, Ford Mustang convertible1964 ½, Piper Cherokee PA28-140, Rolls-Royce Phantom III Coupé de Ville Goldfinger, BSA A65 lance-roquettes Opération Tonnerre,Toyota 2000 GT convertible On ne vit que deux fois, avec l’Autogire « Little Nellie », Aston-Martin DBS, Mercury Cougar, Bobsleigh Au Service Secret de Sa Majesté, Ford Mustang Mach 1 et Triumph Stag Les Diamants sont Eternels, Hors-bord Glastron 150 GT, Mini Moke, Omnibus A.E.C.Regent 3RT Double Decker Vivre et laisser Mourir, AMC Hornet et Matador L’Homme au Pistolet d’Or, avec la Rolls-Royce Silver Shadow du Peninsula Hôtel, Lotus Esprit S1 submersible et Van Leyland Sherpa L’Espion qui m’Aimait, Hors-bord Glastron CX23 et Gondole vénitienne « Bondola » Moonraker, Lotus Esprit Turbo, Citroën 2 CV, Peugeot 504 et Yamaha XT500 Rien que pour vos Yeux, Tuk Tuk Taxi, Alfa-Romeo GTV6 et Mercedes 250SE W108 Ostopussy, American Lafrance camion de pompiers, Rolls-Royce Silver Cloud II, Renault 11 Taxi Dangereusement Vôtre, Aston-Martin V8 Vantage, Lada 1200, Audi 200 Turbo et Land Rover Series III Tuer n’est pas Jouer, Tracteur Kenworth et Maserati A25 Bi-turbo Permis de Tuer, Ferrari F355, BMW Z3 Roadster, Moskvich, Volga, Cagiva et chaise roulante Cheetah G24S-Pro Goldeneye.
L’exposition est inaugurée par Loïs Maxwell, Miss Moneypenny herself, et Desmond Llewelyn, « Q », le chef du service des équipements spéciaux. C’est un gros succès populaire, d’autant qu’on a placé en haut du travelator qui arrive de l’allée centrale… le char russe qui fait le ménage avec 007 dans le même Goldeneye, canon pointé en direction des visiteurs, effet garanti !
Parallèlement, le nouveau hall 4 accueille dans sa partie ouest une reconstitution du Salon de 1946, avec entre autres la toute nouvelle Renault 4CV et le prototype Mathis 333. Certains modèles datent évidemment d’avant guerre.
1998 est l’année du Centenaire du Salon. En plus de l’exposition, 100 ans de Salon de l’Auto, un défilé de 1500 automobiles historiques sur les Champs-Elysées. Les collectionneurs sont venus de toute la France, grâce à la FFVE, la Fédération Française des Véhicules d’Epoque, et son nouveau Président, Claude Delagneau. Certains dorment dans leurs autos regroupées sur l’hippodrome de Longchamps, d’autres arrivent dans la nuit, les derniers jusqu’à 7 heures du matin, heure à laquelle la longue caravane va se positionner en ordre pour la parade. Démonstration féerique et héroïque, d’autant que la pluie s’est invitée, alors des heures à attendre en cabriolet ou en roadster décapoté pour « profiter » des éléments, c’est même plutôt stoïque… Mais au moins, « ils » y étaient.
L’exposition présente les vedettes de chaque édition, ce qui a l’avantage de regrouper un plateau des plus emblématiques automobiles sur tout un siècle. Les enseignes des marques sont refaites à l’identique comme il était de tradition, et toutes les marques et les segments sont représentées, pour le plus grand plaisir des amateurs. Du Coupé Napoléon 1927, la Bugatti Royale personnelle du « Patron » Ettore Bugatti, amené par le musée Schlumpf comme on l’appelle encore, à la voiturette Renault 1898 de Louis Renault qui fête également son centenaire, l’hommage est complet. Jugez plutôt : Panhard P2D 1892, Ford T 1912, Renault 40 CV 1923, Citroën 5HP 1925, Bugatti 35 1926, Voisin Carène 1927, Delage DMS 1929, Lancia Lambda 1929, Rolls-Royce Phantom II 1929, Cadillac V16 1932, Hispano-Suiza J12 1933, Citroën Traction 7A 1934, Simca 5 1936, Mercedes-Benz 500K 1935, Peugeot 402 1937, Horch 853 1938, Delahaye 135 1939, Hotchkiss 686GS 1939, Jeep Willys 1942, Renault 4CV 1946, Alfa-Romeo 2500SS 1947, Talbot-Lago Grand Sport 1947, Citroën 2CV 1948, Peugeot 203 1948, Volkswagen coccinelle 1949, BMW 501 1951, Bentley Continental R 1954, Mercedes-Benz 300SL 1955, Citroën DS 1956, Renault Dauphine 1956, Fiat 500 1957, Alfa-Romeo Giulietta Sprint 1957, Chevrolet Corvette 1958, Maserati 5000 GT 1959, Aston-Martin DB4 1960, Austin Mini Cooper 1962, Panhard 24 CT 1963, Ferrari 250 GTE 1963, Facel-Vega HK II 1964, Ford Mustang 1966, Peugeot 404 Cabriolet 1967, Honda S800 1968, Lamborghini Miura S 1969, Porsche 911S 1970, Alpine-Renault A110 1600S 1971, Jaguar Type E V12 1972, Lancia Stratos 1976, Renault 16TX 1976, … jusqu’aux prototypes Citroën Activa 1988, Peugeot Oxia 1988 et Renault Laguna 1990.
L’an 2000 voit le hall 8 accueillir les technologies embarquées.
Mais pour 2002, l’histoire est de nouveau d’actualité, avec un grand H : l’Automobile et la Principauté de Monaco.
60 voitures, 20 voitures victorieuses du Rallye de Monte-Carlo, 20 monoplaces de formule 1 victorieuses du Grand Prix de Monaco, et suprême honneur : 20 automobiles au choix dans la Collection de SAS Le Prince Rainier de Monaco, qui aimait à la décrire comme personnelle plutôt que musée, de tous âges, de tous pays, populaires et de prestige, ayant marqué leur époque, et lui ayant plu.
C’est la collection d’un amateur d’automobiles, au sens noble du connaisseur et plus encore de l’utilisateur. Yves Naquin, Directeur de la Collection, nous propose de choisir librement dans le large éventail des modèles, ordre du Prince.
Nous essayons de respecter son éclectisme dans le sélection : Berline de Gala Binder 1880, De Dion Bouton Populaire 1903, Panhard Levassor U2 Course, Cyclecar Super 1911, Renault 12CV 1911, Humber Double Phaëton 1911, Napier T78 Coupé Chauffeur 1914, Unic Torpédo 12 CV 1916, Roll-Royce Silver Ghost 1921, Bellanger Frères 1921, Peugeot 172 Quadrilette 1924, Lincoln V8 Double Phaëton 1928, Hispano-Suiza H6B Berline de Voyage 1928, Ford V8 Break de Chasse Woody 1937, Jaguar MK IV Saloon 1947, Citroën 2CV 1950, Cisitalia 202 SC Cabriolet 1950, Autin FX3 London Taxi 1952, Morris Minor 1952, Renault Floride 1959, Fiat 600 Jolly Ghia 1959, et Facel Vega HKII 1963. Outre la Chrysler, l’Austin Taxi et la Renault Floride sont intimement liées à SAS la Princesse Grâce, qui aimait le côté pratique de l’Austin pour le shopping, et s’était vu offrir la Floride par la Régie Renault lors de son lancement.
Pour la partie compétition, le concours de l’ACM (Automobile Club de Monaco) sera déterminant, notamment René Isoart, Michel Ferry et Christian Tornatore.
Pour le rallye, Turcat-Mery Rougier 1911, Renault Nervasport Lahaye-Quatresous 1935, Hotchkiss 686GS Trevoux-Lesurque et Delahaye 135M Paul-Contet ex-aequo en 1939, Renault Dauphine Montraisse-Feret 1958, Panhard PL17 Martin-Bateau 1961, Saab 96 Carlsson-Palm 1963, Morris Cooper S 1964, Citroën DS21 1966, Porsche 911S 1970, Lancia Fulvia 1972, Alpine-Renault Berlinette A110 1800 1973, Lancia Stratos 1977, Fiat 131 Abarth 1980, Renault 5 Turbo 1981, Audi Quattro 1984, Peugeot 205 Turbo 16 1985, Lancia Delta 4WD 1987, Toyota Celica 4WD 1991, Mitsubishi Lancer Evo 2001, Subaru Impreza WRC et Citroën Xsara 2002, 2ème avec le tout jeune équipage Loeb-Elena.
Pour le Grand-Prix, Bugatti 35B « Williams » 1929, 51 Chiron 1931, puis Alfa-Romeo Monza Nuvolari 1932, Mercedes-Benz W125 Von Brauchitsch 1937, Maserati 4CLT 1948 Farina, Alfa-Romeo 158 Fangio 1950, Ferrari 625 Trintignant 1955, Maserati 250 F Stirling Moss 1956, Cooper-Climax Trintignant 1958, Lotus-Climax 18 Moss 1960, BRM P261 1964 et Lotus-Ford 49B 1969 Graham Hill, BRM P160B Jean-Pierre Beltoise 1972, Tyrrell-Ford 008 Depailler 1978, Ferrari 126 CK Gilles Villeneuve 1981, Mc Laren Tag Porsche MP4/2 1984 Alain Prost 1984, Lotus-Honda 99T Ayrton Senna 1987, Benetton-Renault B195 Michaël Schumacher 1995, Ligier-Mugen Honda JS43 Panis 1996, Ferrari F399 M. Schumacher 1999 et Mc Laren-Mercedes MP4/15 Coulthard 2000.
L’exposition est inaugurée par le SAS Le Prince Albert et est de nouveau un succès, Monaco et l’Automobile additionnant leurs côtés glamour respectifs.
Pour 2004 : l’Automobile dans la Bande Dessinée.
Pour le traiter, nous allons nous associer avec le Festival de la BD d’Angoulême.
Voiture du héros, outil du scénario, poursuites impitoyables, le sujet est vaste, et nous ne pouvons retenir que 40 tableaux, en juxtaposant la « vraie » voiture à son interprétation dessinée. Traversant le miroir de la fiction, le visiteur peut admirer les vrais modèles comme sortis des agrandissements numériques des plus belles planches des grands auteurs.
Excelcior Coupé transformable 1925, L’Automobile de Bécassine, par Pinchon, Peugeot 203 1952, Le lac de l’homme mort, Marc Jaguar, Renault Dauphine 1956, La voiture immergée, Gil Jourdan, et Ford T 1929, La Ford T en vadrouille, Marc Lebut par Tillieux, Fiat 509 1932, Gala de gaffes, Gaston Lagaffe, Citroën DS 19 1959, Z comme Zorglub, Honda S800 Cabriolet 1968, Panade à Champignac, Auto-Union 3=6 1959, Les Pirates du silence, et Talbot-Lago T26 1949, Spirou et les héritiers, Spirou & Fantasio, par Franquin, Alfa-Romeo Giulietta Sprint Veloce Concero 1962, L’ouragan de feu, Lefranc par Jacques Martin, Simca Océane 1958, Rendez-vous sur le Yukon, et Ferrari 250 GT châssis court 1960, Le retour de Valhardi, Jean Valhardi par Jigé, Triumph Herald 1962, Le piège diabolique, Blake & Mortimer par Edgar P. Jacobs, BMW 507 1956, Aventures à Sarajevo, M.Marcillac, par Craenhals, Panhard 24 CT 1964, Les chroniques de Starter par Jidehem, AC Cobra 289 MKII 1964, La route du sud, Benoit Brisefer, par Peyo, Porsche 911S Targa 1970, Cauchemar, Ric Hochet par Tibet & Duchateau, MG TD 1938, Ce cher Wilkinson, Clifton par Macherot & Turk, Chrysler Town & Country 1946, Cité Lumière, Ray Banana par Ted Benoit, VW Karmann Ghia 1960, Meurtre dans le phare, Phil Perfect par Serge Clerc, Tatra 603 1963, Partie de chasse par Bilal, Citroën 2CV 1970, 60 gags, Boule & Bill par Roba, Vespa 400 1962, Le nain jaune, Luc Leroi par Denis, Jaguar XK120 OTS 1948, Jamais deux sans trois, par Floc’h & Rivière, Mercedes-Benz 300 SL 1954, Jary et le plan Z, Jimmy Torrent, par Raymond Reding, Delahaye 135S roadster 1938, Mirage sur l’Orient, Tanguy & Laverdure, par Uderzo, Mini Cooper 1974, La mémoire de métal, Natacha par Walthéry, Buick Silver Arzens 1938, Menace diabolique, Maurice Leblanc, par Denis Sire, Citroën Traction Avant 1955, Vacances à Budapest, Freddy Lombard par Yves Chaland, Ferrari 250 GT TDF 1957, Mille Miglia, et Lancia Aurelia B20GT 1956, Cine Citta, Mauro Caldi par Contant-Lapière, Alpine-Renault A310 1972 Gendarmerie, Joe Bar Team N°1 par Bar 2, Toyota 2000 GT 1967, 20th Century Boys par Naoki Urasawa, Chevrolet Corvette 1954, Pin-up 4 par Berthet, Cadillac Eldorado 1953, le Poisson Clown, par Simon-Chauvel, et Facel-Vega HK500 1960, L’autoroute du soleil par Baru.
2006 mettra en valeur le patrimoine dans nos musées Automobiles en France.
Ce sera l’Incroyable Collection (cliquez sur ce lien pour feuilleter le catalogue de l'exposition).
Le décor s’efface au profit de la mise en lumière des collections, un panneau rétro-éclairé pour la présentation du musée, et des fiches d’informations véhicules à portée de lecture des visiteurs. Chaque musée, quelle que soit sa taille, est traité de la même manière, du plus prestigieux au plus modeste : les collections des constructeurs français, dont seule est ouverte au public, grâce à Pierre Peugeot, celle du Musée de l’Aventure Peugeot à Sochaux, les précurseurs, comme Henri Malartre à Rochetaillée-sur-Saône, les nationaux, comme le CNAM (Conservatoire National des Arts et Métiers) à Paris ou le musée de la voiture et du tourisme à la Compiègne, les grands par le nombre des véhicules exposés, comme la collection Schlumpf à Mulhouse et le Manoir de l’Automobile à Lohéac, et les régionaux comme le Musée de Vendée et la Halle aux 2CV en Alsace.
Le CNAM présente une De Dion-Bouton 1898, le Musée Auto-Vélo de Chatellerault : Panhard&Levassor P2D 1890 et coach Voisin C14 1929, Autocars Tourisme et Patrimoine : car Delahaye 163D 1949, le Musée de l’Aventure Peugeot : 174 1924, 402 Eclipse 1937, roadster 402 Darl’mat 1938, et 205 T16 Grand Raid 1987, le CAAPY (collection de l’Aventure Automobile à Poissy) : Simca Présidence 1959, le Musée du Centre à Valençay : Delauney-Belleville 1910, le Conservatoire Citroën : Caddy B2 1923, maquette Traction 7A 1934, prototype 2CV 1939, berline DS 21 Pallas 1969, et coupé SM 1970, La Halle aux 2CV à Wolxheim : four à poterie 1998, le Musée Henri Malartre de la Ville de Lyon à la Rochetaillée-sur-Saône : Rochet-Schneider 1898, Luc Court 1901, Léon Bollée 1911, Wimille JPW 1948, et Talbot-Lago T26 1949, le Manoir de l’Automobile à Lohéac : Alpine A110 cabriolet 1964, Maserati 5000 GT 1964, Lamborghini Miura S 1970 et Audi Quattro S1 Gr B 1985, le Musée Espace Automobile Matra à Romorantin : 530 Sonia Delaunay 1967, MS 630 LM 1968, et MS 80 F1 1969, Mémoire de la Nationale 7 à Piolenc : Baby Rhône 1942, le Musée National de la Voiture et du Tourisme de Compiègne : Amédée Bollée La Mancelle 1878, Jamais Contente 1899, et Hotchkiss type V 1910, la Cité de l’Automobile, Collection Schlumpf à Mulhouse : Delamarre-Debouteville 1886, Panhard Records 35 CV 1926, Bugatti Royale 1931 Roadster Esders, Alfa-Romeo 8C MM 1936, Mercedes-Benz 300 SLR 1955, et Gordini 32 8C 1956, le Patrimoine du Sapeur Pompier à Beaune : Laffly Torpédo 1er secours 1956, le Musée du Poids-Lourd à Montrichard : cabine Bernard 1956, le Musée de Reims Champagne : Salmson 2.3L barquette 1953 et Renault Galion l’Union 1958, deux dessins Philippe Charbonneaux, créateur du musée, Renault histoire & collection : Reinastella 1933, Nerva sport 1935, Viva grand sport 1935, et Nerva grand sport 1937, le Musée de Sanxet à Pomport : Casimir Ragot spéciale 1929, le Musée des Sapeurs Pompiers de France à Montville : VW coccinelle de liaison 1960, le Musée Automobile de la Sarthe : Chenard & Walker tank 1925, Ferrari 166 MM 1949, Ford GT 40 1967 et Porsche 917 LH 1971, le musée des transports urbains à Chelles : bus parisien Renault TN6 1934, le Musée Automobile de Vendée à Talmont Saint Hilaire : Mors 1913, coupé Mathis 1934 et Facel-Vega FV 1954, et enfin le Musée des Chefs d’Etat à Montjalin : la Simca Présidentielle 1959 du Général de Gaulle.
La Fédération Française des Véhicules d’Epoque (FFVE) illustre sa passion du patrimoine avec la berline Salmson 2300 GT 1955 classée Monument historique, en plus des nombreux musées qu’elle accueille dans le collège qui leur est dédié.
Jaeger-LeCoultre, partenaire de l’exposition, présente une collection de compteurs de tableaux de bord automobile, ainsi qu’un ensemble de montres de collection.
L’exposition est inaugurée par le Ministre de la Culture Renaud Donnedieu de Vabres, avec Rodolphe Rapetti, Conservateur en Chef du Patrimoine et Directeur adjoint des musées de France. Grand succès de fréquentation et d’indice de satisfaction des visiteurs, plus un beau catalogue qui va faire référence désormais dans le cahier des charges des expositions.
La circulation dans le parc des expositions se fait beaucoup plus facilement d’un hall à l’autre, les constructeurs sont mieux répartis dans les halls qui ont été refaits aux nouvelles normes, comme les nouveaux halls 4 et 5 voisins, et le hall 8 est très bien desservi, entre le parking C et le travelator, avec une placette fort agréable et un point de restauration avec terrasse.

Pour 2008, nouveau thème avec une orientation grand public affirmée : les Taxis du Monde.

La genèse d’une exposition spéciale
Pour chaque édition du Salon qui accueille une exposition spéciale dans le hall 8, un choix de thèmes est proposé au CCFA, le Comité des Constructeurs Français Automobiles, en fonction de l’actualité, des préoccupations, des enjeux, et de l’impact qu’il peut avoir sur le grand public. Car c’est à lui qu’on s’adresse, d’une manière lisible par le plus grand nombre, toutes générations confondues, tout en restant vigilent sur l’information historique pour l’amateur automobile, qui va être plus informé, plus exigeant et donc plus critique, ce qui est légitime.
Le thème des Taxis du Monde a été retenu quasiment à l’unanimité pour son côté international, toutes les villes pouvant être représentées, toutes les marques également, et la cible pouvant toucher un plus grand nombre de visiteurs, qui sont plus à avoir pris un jour un taxi que d’être montés dans une voiture de collection.
Une liste idéale est alors établie pour traiter le sujet, et c’est la chasse à l’auto qui commence. Collections constructeurs et importateurs, fédérations, clubs, musées, amis, collectionneurs, c’est l’activation habituelle des réseaux, mais cette fois, il a fallu ouvrir des garages moins connus, car moins référencés et plus discrets. Nous avons eu la chance d’être appuyés par le Musée des Techniques de Berlin, et par un amateur français éclairé par les lumineux de ses taxis américains.
Au total 15 pays, 20 villes, 38 taxis et 2 vélos taxis, plus le Checker Aérobus qui a assuré les navettes pendant les journées presse, et qu’on a pas pu se résoudre à voir repartir : il est resté dans l’exposition, pour le plus grand bonheur des visiteurs vu le nombre de fois ou il a été photographié.
Ce Checker de New-York, exposé aussi en version normale, fait partie des incontournables, tout comme les Renault AG Taxi de la Marne 1913 et KZ Autoplace G7 1933 , Mercedes-Benz 260D 1936 de Berlin, Fiat Multipla 1958 de Rome, Citroën B2 1925 Compagnie des Taxis éponyme et Peugeot 403 G7 1961 de Paris, Tuk-Tuk 1989 de Bangkok, Jeepney 1987 de Manille, VW Cox 1992 de Mexico, et Austin FX4 1965 du swinging London. Sans eux, l’exposition ne tient pas la route.
Puis, il y a les autres, moins attendus, mais qui apportent le petit plus qui fait la différence : Hanomag Kommisbrot 1925 de Berlin, DeSoto « Jumbo Cab » 1946 de Chicago, Citroën B15 1929 Grand Hôtel et Peugeot 401 Slota 1935 à Paris, Piaggio Taxi d’Hôtel et Fiat 600D Jolly Taxi de plage à Capri, Renault Colorale Taxi 85 1956 de Lisbonne, Toyota Crown 1987 de Tokyo, Gaz Volga 1970 de St Petersbourg, et Austin FX3 1952 so british.
Le thème a permis d’aller jusqu’à aujourd’hui et même demain : Mercedes-Benz E300 Bluetec TAXIS G7 pour Paris et LTI TX4 2 Londonien pour 2008, jusqu’au projet PSA pour demain : le taxi devient multimédia pour optimiser le temps de travail ou de loisir.
Le choix scénographique retenu a été un pari entre la couleur des taxis, et le noir et blanc de la mise en situation des visuels de villes en haute définition pour les agrandissements grands formats : plongée dans les fonds photographiques de Keystone, Getty images et Roger Viollet.
L’exposition a été enrichie des textes de Lionel Cottu et des photographies d’Yves Soulabaille, deux globe-trotters reporters, grands amateurs de taxis, et chacun co-auteurs de deux livres différents : Taxis du Monde, et le Tour du Monde des Taxis.
Pour expliquer au visiteur ce qu’on lui présente, des informations techniques simples, mais surtout une histoire : celle du véhicule et des anecdotes qu’il peut raconter à propos de son parcours d’automobile et de taxi.
Tout le monde sait que c’est le Général Gallieni qui donne l’ordre de réquisition des taxis pour le transport de ses troupes en 1914, mais c’est le Comte Walewski, fondateur de la Compagnie Française des Autoplaces de Paris, future G7, qui lui propose l’idée. La Compagnie des Taxis Citroën compte 2500 des 12 500 taxis parisiens en 1925, mais il n’y en a que 16 500 aujourd’hui 83 ans plus tard… La TSF équipe les Peugeot 401 DLT de la Slota dès 1935, le Diesel sur un modèle de grande série (on ne compte pas les 200 Citroën C4) apparaît sur la Mercedes 260D en 1936 presque 50 ans après la date de son invention en 1887, l’Austin FX3 tourne sans discontinuer au rythme « trois huit » des taximen londoniens, la Fiat Multipla naît de la contrainte de faire un utilitaire à partir d’une 600 à moteur AR, Morris Markin, Mr Checker, a bien observé un certain John Hertz fondateur de la Yellow Cab Co, et applique ses recettes au business du taxi, les mexicains ont bien du mal à se séparer de leur Vocho, la VW Cox si facile à réparer et il se vend plus d’un million de Bajaj par an en Indonésie… Voilà un survol d’anecdotes qui enrichit la visite de tout un chacun, l’information est disponible à qui veut la lire, et reprise dans le catalogue mémoire de l’exposition.
La Fédération Française des Véhicules d’Epoque (FFVE) tient maintenant le rôle de point d’information du hall 8, ce qui lui permet d’aborder aussi un autre public.
L’Automobile Club de France (ACF) quant à lui a présenté des tirages de plaques photographiques de taxis du début du (20ème) siècle, disponibles à la vente.
Enfin, l’exposition a accueilli les miniatures d’une grande collection.
Les expositions spéciales : faits et chiffres
56% des français et 32% des étrangers, soit une moyenne de 44%, déclarent avoir visité l'Exposition Spéciale des Taxis du Monde. Soit 630 507 des 1 432 972 visiteurs du salon. 19% avaient l'intention de la visiter en arrivant, soit 272 264. Pour l'indice de satisfaction, l'Exposition Spéciale arrive après les voitures particulières en 2ème position ex-aequo avec les énergies alternatives, à 5% de ce qui a donc le plus intéressé 71 648 visiteurs.
Ces résultats confortent le statut de produit image et animation des expositions spéciales pour le Mondial de l'Automobile.

Pour 2010, le thème retenu est l’Incroyable Collection 2 : collections et musées de constructeurs automobile.
Il reste quelques catalogues de l’Incroyable Collection 2006 et des Taxis du Monde 2008 chez
PG Medias 99, bis Avenue du Général Leclerc 75 014 PARIS 01 42 06 94 50 contact@pgmedias.fr